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La navigation et la production hydroélectrique

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Artère économique naturelle de l’est de l’Amérique du Nord, la voie maritime du Saint-Laurent est administrée sous la responsabilité conjointe du Canada, via la Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent et des États-Unis, via la « Saint Lawrence Seaway Development Corporation ».

Chaque année, près de 37 millions de tonnes transitent par la voie maritime. Le transport et la manutention de ces marchandises génèrent 86 000 emplois et 12,7 milliards de $CAN en activité économique. Soit de 35% à 40% de celle des 110 ports canadiens et américains qui se trouvent dans les Grands Lacs et le long de de la voie maritime.

Depuis plus de 150 ans, le Lac Saint-François a fait l’objet de rehaussements successifs visant à favoriser le commerce maritime et à accroître la production d’hydro-électricité.

Le fait que le niveau du lac ait été rehaussé de 40 cm aurait permis à Hydro-Québec d’accroître ses revenus de 13,5 millions de $ par année en moyenne. (M. Falardeau).

Un peu d’histoire et une mise en contexte de notre lac Saint-François. C’est en 1729, que le roi de France Louis XV accorde au marquis Charles de Beauharnais la seigneurie de Beauharnois et le droit de détourner les eaux du fleuve Saint-Laurent afin de maintenir un débit dans la rivière Saint-Louis. Le marquis fit construire un premier canal entre le lac Saint-François et la rivière Saint-Louis afin de drainer une partie de ses terres.

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À cette époque, les rapides du fleuve Saint-Laurent, qui séparaient le lac Saint-François du lac Saint-Louis, ont longtemps représenté un obstacle pour la navigation. Pour remédier à la situation, un premier canal, d’une longueur de 18 kilomètres, est creusé entre 1842 et 1845. Peu de temps après l’achèvement de ce canal de Beauharnois, on observe que l’entrée supérieure à Valleyfield en est hasardeuse pour les navires. Le chenal qui y conduit est tortueux et traversé par de forts courants à certains endroits. De plus, il n’a que huit pieds de profond en été, ce qui expose les bateaux à des situations pour le moins délicates. Entre 1849 et 1850, des barrages sont donc érigés afin d’y atténuer les courants et de hausser le niveau du lac.

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Le Lac Saint-François a joué un rôle crucial dans l’édification du Canada contemporain. Les ouvrages comme l’ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres (à ne pas confondre avec celle toujours en opération sur le lit du fleuve) sont des vestiges importants de l’électrification du Québec et de l’histoire du lac Saint-François. Aujourd’hui inactive depuis 1959, date d’ouverture de la voie maritime actuelle, elle fait dorénavant partie de notre patrimoine industriel et architectural. Construite en 1899 par la compagnie Canadian General Electric pour l’électrification du canal de Soulanges, elle contribuait à contourner les rapides du fleuve Saint-Laurent entre le lac Saint-Louis et le lac Saint-François. Le courant électrique alimentait les ponts tournants, les vannes des cinq écluses et éclairait le canal sur plus de 20 kilomètres.

Construite de 1929 à 1933, par la Beauharnois Light Heat and Power Co. avec 2 500 ouvriers, la centrale de Beauharnois est un ouvrage colossal de près de 1 kilomètre de long qui demeure encore aujourd’hui, l’une des plus grandes centrales au monde. Elle a nécessité la construction d’un canal long de 24,5 kilomètres et de 1 kilomètre de large afin de détourner 80 % des eaux du fleuve et de créer un dénivelé artificiel de 24 mètres à l’entrée de la centrale.

Barrage Beauharnois

En 1933, la centrale passe aux mains de la « Montreal Light, Heat and Power Consolidated » et, en 1941 le Conseil privé du Canada demande à la « Beauharnois Light, Heat and Power Company » de hausser à nouveau le niveau du Lac Saint-François dans le but d’accroître la production d’hydro-électricité en temps de guerre. En 1944, la centrale passe aux mains d’Hydro-Québec lors de la nationalisation de l’électricité. Quelques années plus tard s’amorcent des agrandissements, jusqu’en 1979, année record de production électrique établi à Beauharnois, soit 1 643 MW avant les grands projets hydroélectriques du grand nord québécois.

La centrale de Beauharnois est ouverte aux visiteurs et un centre d’interprétation les y accueille.

Le port de Valleyfield a célébré son 50ème anniversaire en 2016.

Une expansion du port et des activités portuaires sont à l’étude, ce qui témoigne du dynamisme de cette activité et des enjeux cruciaux qui concernent le Lac-Saint-François.

Références : M. Falardeau, 2015 et le Répertoire du patrimoine culturel

Exposition & visite du Port de Valleyfield

L’alimentation en eau potable

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La qualité des eaux du lac est directement reliée à la préservation de ses milieux humides. Ils agissent comme une éponge, lors de pluies importantes ou d’inondations, et comme filtre générateur d’eau potable. Près de 60 % des québecois consomment les eaux potables générées par le lac Saint-François. C’est notre source collective et la source même de notre mission – « Améliorer et maintenir la qualité des eaux du lac ». Afin de mieux comprendre leur importance, nous vous invitons à visiter la réserve nationale de faune, en amont du lac Saint-François. Devenu site RAMSAR depuis 1987, la réserve a pour objectif de préserver un des plus grands milieux humides littoral au monde.

Les amis de la réserve Nationale de faune du Lac-Saint-François

Villégiature et tourisme

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Situé à moins d’une heure de route de la métropole québécoise, le lac Saint-François est un des lieux de villégiature préférés des Montréalais. Toutes les municipalités qui bordent le lac, comme Saint-Anicet, Sainte-Barbe et Saint-Stanislas-de-Kostka, voient leur population plus de doubler quand arrive la belle saison. Comme dans beaucoup de régions du Québec, dès les premières chaudes journées du printemps, les citadins ouvrent leurs chalets, s’affairent à leur ménage de printemps et s’adonnent aux populaires bazars et ventes de garages. Le bonheur. Dans sa partie aval, le lac Saint-François est bordé d’un chapelet quasi continu de chalets, maisons secondaires et autres roulottes. La pression démographique y et très forte. À ce chapitre, durant l’été, aux abords des plages et lieux touristiques prisés, il n’est pas rare d’entendre un bourdonnement incessant d’embarcations à moteur de toutes sortes qui naviguent tous azimuts sur le vaste plan d’eau.

La qualité des eaux et la facilité d’accès aux nombreux parcs et descentes à bateaux disponibles font du lac St François un lieu incroyable pour pratiquer et s’adonner à la plupart des sports et des loisirs aquatiques. D’ailleurs récemment, la plage de Saint-Zotique qui est très populaire en été, a été reconnue comme étant la 2ième plus belle plage du Québec selon le CANAL EVASION.

Le lac est le joyau et la fierté de toute la région. L’ASLSF a comme objectif de prévenir et de sensibiliser le public aux pressions énormes que subissent le lac et son environnement.
Consultez la page sensibilisation.

La pêche et la chasse

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Le lac Saint-François offre une variété exceptionnelle d’espèces de poissons. On y retrouve 39 espèces (voir la liste plus bas), dont plusieurs sont menacées et / ou en voie de disparition. De nombreux accès au lac permettent de profiter des plaisirs de la pêche sportive, si chère au patrimoine culturel des communautés locales. Des espèces envahissantes, comme le gobie à tache noire, font l’objet d’une attention toute particulière de la part des autorités et des biologistes.

La pêche à la perchaude y est particulièrement populaire et de nombreux pêcheurs de toutes les régions du Québec fréquentent le lac. Son maintien et sa pérennité sont fortement tributaires de la qualité des eaux du lac.

 

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Espèce Limite de prise
Périodes approximatives
Perchaude 50 6 mai au 31 mars
Brochet 6 6 mai au 31 mars
Doré* 6 13 mai au 31 mars
Achigan 6 17 juin au 31 mars
Maskinongé 1 17 juin au 31 mars
Esturgeon** 1 15 juin au 31 mars

* Taille de conservation permise entre 37 et 53 cm
** Pêche interdite sur le lac Saint-François

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Une espèce en voie de disparition: Lépisosté osseux ©Edithe Trepanier

 

  • Achigan à grande bouche
  • Achigan à petite bouche
  • Barbotte brune
  • Baret
  • Carpe
  • Chabot tacheté
  • Chat-fou brun
  • Chevalier blanc
  • Chevalier rouge
  • Couette
  • Crapet arlequin
  • Crapet de roche
  • Crapet soleil
  • Crayon-d’argent
  • Dard à ventre jaune
  • Doré jaune
  • Esturgeon jaune
  • Fondule barré
  • Fouille-roche zébré
  • Gaspareau
  • Gobie à taches noires
  • Grand brochet
  • Lamproie argentée
  • Lépisosté osseux
  • Marigane noire
  • Maskinongé
  • Méné à menton noir
  • Méné à museau arrondi
  • Méné à tache noire
  • Méné bleu
  • Méné jaune
  • Méné paille
  • Méné pâle
  • Meunier noir
  • Perchaude
  • Raseux-de-terre gris
  • Raseux-de-terre noir
  • Saumon chinook
  • Saumon coho

Cliquez ici pour consulter la liste des poissons en image

 

La chasse (canards et gibiers) fait également partie de ces traditions et de ces activités privilégiées encore permises sur le plan d’eau et aux abords du lac.

Pour plus d’information, consultez le site du ministère de la faune et des parcs du Québec concernant la règlementation et les zones de chasse sportive.

 

Bateaux et ski nautique

ski nautique

Les bateaux abondent sur la voie navigable du Saint-Laurent et sur le lac Saint-François. Plusieurs rivages et plages, comme Baie-des-Brises avec ses eaux turquoises, ont des airs de Côte d’Azur pendant les périodes de fortes chaleurs. Les embarcations, cordées par dizaines, témoignent de la popularité des lieux, du sable et des eaux limpides qui s’offrent aux plaisanciers.

Parlant bateau, on ne peut passer sous silence les Régates de Valleyfield. Chaque année depuis plus de 80 ans, la région bat au rythme des régates. Près de 150 000 spectateurs sont présents durant 3 jours et permettent de générer des retombées économiques importantes pour la région.

Photo régates

 

Plongée sous-marine

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Les eaux émeraudes font du lac Saint-François un lieu unique pour la plongée sous-marine au Québec. Les amateurs de plongée, avec bouteille ou en apnée, ont facilement accès à des scènes et des paysages sous-marins incroyables. Les fonds qui bordent le littoral offrent une faune et une flore très riche et diversifiée.

poisson

Les plongeurs ont accès à plus de 10 épaves réparties sur 6 sites de plongée tous localisés dans la partie aval du lac entre St-Anicet et le canal de Beauharnois. Comme. entre autres, la célèbre épave du Charbonnier coulée durant les années 40. Les parcs sous-marins de Saint-Zotique, de Rivière-Beaudette et de Saint-Anicet offrent plusieurs alternatives de plongées aux adeptes autonomes et à travers des clubs de plongée locaux comme Eco Dive de Valleyfield.

voile

Canotage, kayak, Planche debout « SUP (Stand Up Paddleboarding) », pédalo, ski de fond, raquettes, motoneige, « Fat bikes », etc. été comme hiver, toutes ces activités sont pratiquées par un grand nombre de plaisanciers, seul ou en groupe. Autour du lac, Il existe des organisations qui offrent la vente et/ou la location de ce type de matériel et d’embarcations. Consultez les sites de tourisme du Haut-Saint-Laurent.

Sports de voile

kitesurf

Le adeptes de la planche à voile, du cerf-volant de traction (Kitesurf), de paraski sur glace, de catamaran et de voilier se côtoient sur le lac. La qualité des baies sablonneuses aux eaux turquoises fait du Lac Saint-François un haut lieu de la pratique des sports de voile. Des championnats canadiens de planche à voile ont déjà été disputés dans les baies méridionales bien exposées aux vents sud-ouest dominants. Des régates de voiles sont organisées régulièrement durant l’été.
Consultez le site du Club de voile du lac Saint-François

Histoire et culture autochtone

Site Droulers

Le lac Saint François est la frontière naturelle entre 2 pays, les États-Unis (État de New York) et le Canada (Province de l’Ontario et le Québec). La partie amont du lac, constituée d’un archipel d’une centaine d’îlots, correspond au territoire de la réserve indienne d’Akwesasne. Elle est située à cheval sur 2 pays, 2 provinces et 1 État. La culture amérindienne, grande richesse patrimoniale nationale, a laissé en héritage plusieurs villages de maisons longues parmi les plus grands et les mieux reconstitués en Amérique du Nord. Le site Droulers, situé à Saint-Anicet en dehors de la réserve, abrite un musée de renommée internationale qui attire de nombreux touristes et des groupes d’écoliers. Consultez le site Internet

Des promenades en Rabaska sont offertes dans la Réserve nationale de faune et permettent d’y observer une faune et une flore unique au monde, comme le faisaient nos ancêtres amérindiens. Consultez le site Internet.

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